La vie de Laurent Michard

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Témoignage de Mme Marie Thérèse MICHARD.
Laurent Michard est né à Saint-Etienne le 16 janvier 1915.
Son père le Commandant Michard était déjà porté disparu depuis le 25 août 1914. Les vieilles maisons de famille d’Aveizieux existaient déjà depuis plusieurs générations, j’aurai l’occasion d’en parler plus longuement.
Madame MICHARD prit donc la décision de venir vivre à Aveizieux pendant la guerre, la vie y était moins difficile qu’à Saint-Étienne. C’est ainsi qu’à l’âge de trois ans, Laurent MICHARD fréquenta l’école du village où l’emmenait sa sœur Anne Marie, de quatre ans son aînée.
Au moment où il prit sa retraite alors qu’il était inspecteur général au ministère de l’Education Nationale, il se plaisait à dire avec humour que depuis l’âge de trois ans, il n’avait jamais quitté l’école…
Toute sa carrière donc, était partie d’Aveizieux !
Il fit toutes ses études secondaires au lycée de Saint-Étienne ce qui signifiait que toutes ses vacances scolaires se passaient à Aveizieux où il avait d’ailleurs des cousins.
C’était un très bon élève et, quand il décida de préparer l’Ecole Normale Supérieure, sa mère alla vivre à Paris, mais leur lieu de vacances était bien sûr toujours la maison d’Aveizieux ainsi que pour sa sœur Anne Marie.
Nous nous sommes mariés en 1941 mais nous étions en zone occupée et, cette année là, il fut très difficile de venir dans la Loire qui était en zone libre.
La libération, nous l’avons passée à Aveizieux et certaines personnes se souviennent peut-être des farandoles que nous fîmes sur la place ; elles se souviennent peut-être aussi d’être descendues rapidement à Veauche, par des raccourcis afin d’accueillir sur la route les chars des militaires français qui arrivaient d’Afrique du Nord et qui devaient ensuite aller jusqu’en Alsace et au-delà.
A ce moment un peu troublé, certains habitants du village sont venus trouver Laurent pour lui demander de se présenter aux élections mais il venait d’être nommé professeur à Toulouse et cela n’était guère possible.
La suite, vous la connaissez : jusqu’à son décès à Paris, le 27 février 1984, Laurent MICHARD vint chaque année dans son village où il repose maintenant.
La tradition était d’y rejoindre chaque été sa mère tant qu’elle fut parmi nous, sa sœur Anne Marie et ses neveux Geneviève et Vincent.
Maintenant, je dois vous dire combien, tous, nous sommes touchés et émus de votre proposition de donner le nom de mon mari à l’école; nous en sommes très fiers aussi.
Ce sera perpétrer son souvenir… après nous.
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